Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 08:26

J'en ai marre de devoir rebondir, c'est fatiguant. Au début ça semble toujours différent et puis le résultat est le même : c'n'est pas possible!

Par katerpillar
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Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 11:32

Je voudrais juste dire, ici, dans cet espace qui est le mien, qu'elle m'a fait un cadeau incommensurable en m'aidant à avoir une bonne image de moi, à prendre la vie de façon plus positive, à croire en moi, à m'aimer. Que je trouve qu'elle est une belle personne, et que j'aime le regard qu'elle porte sur la vie. Que j'ai été très heureuse de la rencontrer et qu'elle fasse partie de mon quotidien pendant tous ces mois. Qu'elle est une rencontre qui, quoi qu'il arrive maintenant, aura marquée ma vie. Qu'elle m'a donné de la force, et que ça m'a bouleversée, souvent.

Je voudrais dire aussi que je les aime, moi, ses formes, que j'ai aimé être, même brièvement, dans ses bras. Qu'elle me serre très fort, d'une façon un peu brut-de-pomme. Que j'ai aimé qu'elle me chahute, et que je sentais la tension sexuelle qui émanait de ces chahuteries qu'elle aurait voulues sans conséquence. Que l'image d'elle voulant me montrer je n'sais plus quoi sur son ventre en remontant un peu trop son pyjama de façon à ce que je puisse voir la naissance de ses seins m'a longtemps poursuivie. Que je l'ai désirée, tellement fort, cette nuit-là en particulier. Qu'avec le recul je nous trouve un peu idiotes collées l'une contre l'autre à lutter contre un désir insoutenable. Que j'aurais pu prévoir cette situation qui se répète, elle qui me saute dessus et se rétracte aussitôt. Cet écho.

J'ajouterais que je ne pouvais pas retrouver cette amitié un peu fusionnelle basée sur un soutien mutuel en béton sans lui dire, juste lui dire que je suis amoureuse d'elle. Et que je pense qu'on aurait pu vivre autre chose que de l'amitié. Que je suis bien consciente qu'elle peut être chiante mais que j'aurais fait avec. Non, la dernière phrase je ne la lui ai pas dite, mais je la pense.

Aujourd'hui, elle ne veut plus me voir, parce que cet amour que je lui porte, c'est comme si ça la salissait. J'ai franchi la limite d'un accord tacite entre nous. Un accord cellé le lendemain de notre première nuit ensemble, quand elle m'a dit il ne doit rien se passer de cet ordre-là entre nous. Même si tu me plais. J'ai réussi à m'y tenir, longtemps, à me faire croire que, et à vivre une relation qui m'apportait malgré tout énormément, mais la question s'est reposée, et on y est toutes les deux pour quelque chose. Alors je me fous d'avoir brisé cet accord. Je veux être honnête avec moi-même. Elle ne veut plus me voir, je pressens la fin d'une tranche de vie, elle me manque mais je m'étonne moi-même de le prendre si bien. Je sais désormais aimer sans être dans la perte. Je reste entière. Et je n'doute pas que je rencontrerai, dans le futur, d'autres personnes dont je tomberai amoureuse et avec qui je pourrai vivre de belles choses.

Demain je passerai la nuit dans les bras d'une fille douce et attentionnée, aucune promesse, aucune complication, juste profiter de l'instant partagé.

Laisser mon nouveau mot préféré, REBONDIR, prendre tout son sens, vivre fort, toujours aller vers le plaisir, le positif, et ne jamais me laisser happer par le désespoir. Ne jamais m'accrocher, être dans le réel, avancer, et surtout, agir toujours, quoi qu'il arrive, pour mon bien. Et merde à tout le reste.

Par katerpillar
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Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 17:22

Les mots me manquent pour décrire le chaos dans ma tête, les jolies choses et celles qui font encore mal, les larmes qui coulent, beaucoup, sans tout-à-fait prévenir, les liens forts qui se tissent mais qui semblent à la fois si fragiles, l'avenir qui semble de plus en plus concevable, et la peur d'échouer lamentablement, une fois de plus, une fois de trop.

Par katerpillar
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 17:13

C'est l'histoire d'une fille. Elle a un cri dans la poitrine, un souffle avide et affamé. Il crie sa faim. Il lui fait mal, et charge son corps de tristesse inutile et inexplicable. Après de longs efforts, elle a réussi à faire taire ce cri. Mais. Elle a rencontré une fille qui réveille le cri, continuellement. Pourtant c'est une chouette fille, qu'elle a rencontré. Une fille qui la pousse dans ses retranchements, tout le temps. C'est une fille bienveillante, qui a vu et fait beaucoup de choses, ce qui ne signifie pas qu'elle n'a plus rien à régler. C'est une fille qui la touche, qui la questionne. Cette fille est son opposée sur tellement de choses. Sur la façon de gérer sa vie jusqu'ici. Sur un attachement plus grand au collectif pour l'une, au particulier pour l'autre. Elle n'arrive même plus à savoir comment elle faisait, avant, sans connaître cette fille. Elle éprouve l'envie physique de se réfugier entre les bras de cette fille pour faire taire le cri, mais elle ne peut pas. Et chaque fois qu'elle la quitte, elle est complètement paumée, ne sait plus quoi faire d'elle-même, a presque envie de pleurer et met un certain temps avant de retomber sur ses pieds. Elle la trouve de plus en plus belle, et ce n'est pas une bonne chose. Les moments qu'elles passent ensemble ne sont plus aussi magiques qu'au début, parce qu'il y a cette envie de plus omniprésente, cette susceptibilité grandissante, et la fille, en même temps que son attachement a augmenté, a perdu de sa spontanéité. Elle a bien pensé à arrêter de la voir, mais la fuite, est-ce que c'est vraiment une solution?

Par katerpillar
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 14:11

Ca me gêne ce concept de déséquilibre entre nous. En dehors de toute question d'attirance, qui, si ce n'est plus le cas, était réciproque de toute façon, je croyais qu'on avait eu un coup de coeur l'une pour l'autre dès le début. C'est ce qui transparaissait, toutes les fois où tu m'a répété "Je suis vraiment contente de t'avoir rencontrée". C'est ce qui transparaissait dans cette familiairité, cette affection qu'il y a eu entre nous d'emblée, les mots, les phrases, les confidences qui sont venus, fluides, et toi qui disait "mais comment ça se fait, d'habitude je ne raconte pas tout ça". Alors, c'est vrai que j'éprouve un genre de passion pour toi, une passion que je n'arrive pas à définir, dont je pourrais juste dire que je suis avide de moments avec toi. Parce que tu me bouscules, tu me perturbes, tu me questionnes, tu m'attendris, tu m'émerveilles, tu m'impressionnes aussi, un peu, tu m'étonnes et tu m'énerves, aussi. C'est vrai que j'aurais aimé ne rien avoir à nommer et pouvoir laisser la relation évoluer au fil de nos envies sans barrières, et sans rien anticiper. C'est vrai que j'aurais aimé que tu ne décides pas toute seule, comme ça, que s'il se passait quoi que ce soit entre nous, on se prendrait la tête.

Mais tu vois, ce déséquilibre que tu ressens, et que tu nommes comme tel, là, ça me vexe. C'est comme si je ne comptais pas pour toi. Puis je l'ai déjà vécu, ce déséquilibre, et crois-moi, ça ne mène à rien. Alors, je crois bien que, dans ces conditions, je ne tiens plus à te voir, en-dehors des soirées où on sera toutes les deux invitées. Il est hors de question que je reste là, tout près, à attendre des miettes de toi. Et, tu sais quoi, dire à quelqu'une "tu me plais mais tu ne fais pas partie de mes projets de vie", ça ne rime à rien.

Par katerpillar
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